Glyphosate : quel est le classement des départements du Centre-Val de Loire ?

 

Glyphosate 2IMAGE : https://www.philippelamberts.eu/glyphosate-non-a-la-prolongation/

A l’occasion de ses « GlyphAwards », l’association Générations Futures publie un classement des départements qui ont acheté le plus de pesticides, dont le fameux glyphosate. Découvrez le classement du Cher, de l’Eure-et-Loir, de l’Indre, de l’Indre-et-Loire, du Loir-et-Cher et du Loiret

SOURCE : https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/glyphosate-quel-est-classement-departements-du-centre-val-loire-1578629.html#xtor=EPR-32-[alerte%20mail%20F3R]-20181120  (Par Arthur Jégou Publié le 20/11/2018)

Pour réaliser son calcul et établir son classement l’association a compulsé le registre des ventes des distributeurs de pesticides sur l’année 2017. Des Glyphawards seront remis aux départements les plus utilisateurs de glyphosate. « Un ton d’humour qui n’en demeure pas moins sérieux sur le fond et appelle à de réelles mesures sanitaires de la part des pouvoirs publics« , a rappelé Générations Futures.

Selon le palmarès publié par l’association Générations Futures, mardi 20 novembre 2018, c’est le Vaucluse qui arrive sur la plus haute marche du podium, par rapport à sa surface cultivée. Suivent la Réunion, la Martinique, puis la Gironde.

Classement des départements du Centre-Val de Loire, selon la carte des ventes de glyphosates par ha de SAU en 2017 :

  • Eure-et-Loir : 24e (0,39kg/ha)
  • Indre-et-Loire : 27e (0,37kg/ha)
  • Indre : 36e (0,35kg/ha)
  • Loiret : 44e (0,31kg/ha)
  • Loir-et-Cher : 46e (0,30kg/ha)
  • Cher : 77e (0,14kg/ha)

VOIR : https://www.generations-futures.fr/cartes/

Classement des départements du Centre-Val de Loire, selon la carte de ventes de pesticides en 2017 :

  • Eure-et-Loir : 13e avec 1538 tonnes de pesticides
  • Indre : 28e avec 864, 8 tonnes de pesticides (glyphosate, prosulfocarbe, pendiméthaline)
  • Loir-et-Cher : 36e avec 747 tonnes de pesticides (soufre pour pulvérisation, glyphosate, prosulfocarbe)
  • Indre-et-Loire : 37e avec 738,2 tonnes de pesticides (glyphosate, soufre pour pulvérisation, prosulfocarbe)
  • Loiret : 38e avec 721,5 tonnes de pesticides (glyphosate, prosulfocarbe, chlormequat chlorure)
  • Cher : 56e avec 423,1 tonnes de pesticides (soufre pour pulvérisation, glyphosate, prosulfocarbe)

Après analyse :

  • à l’exception du Cher (77e et 56e), tous les départements du Centre-Val de Loire se positionnent dans la première moitié des 101 départements français.
  • le glyphosate, le soufre pour pulvérisation et le prosulfocarbe sont les trois pesticides les plus utilisés par les agriculteurs et les particuliers dans la région, selon Générations Futures.

Lire l’article in extenso : https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/glyphosate-quel-est-classement-departements-du-centre-val-loire-1578629.html#xtor=EPR-32-[alerte%20mail%20F3R]-20181120-[alerte-bouton]

Lire aussi :  Glyphosate : l’herbicide controversé bien répandu en région Centre-Val de Loire : https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/glyphosate-herbicide-controverse-bien-repandu-region-centre-val-loire-1354659.html

Lire encore : L’Assemblée Nnationale refuse (encore) d’inscrire l’interdiction du glyphosate dans la loi : le vote des députés du Centre Val de Loire : https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/an-refuse-encore-inscrire-interdiction-du-glyphosate-loi-vote-deputes-du-centre-val-loire-1542414.html

Dans le Centre, EDF cherche mystérieusement à acheter des terrains

bientôt un EPR

EDF cherche à acquérir près de 400 hectares de terres près de ses trois centrales nucléaires de la région Centre. Et maintient le flou sur ce qu’il compte faire de ce foncier. Des riverains inquiets redoutent un futur EPR ou une piscine d’entreposage de combustibles nucléaires usés.

 

SOURCE : https://reporterre.net/Dans-le-Centre-EDF-cherche-mysterieusement-a-acheter-des-terrains (EXTRAITS)

Près de Chinon, la mystérieuse entremise de l’État

Près de Chinon (Indre-et-Loire), 120 hectares sont ainsi convoités par EDF. Dominique Boutin, membre du réseau Sortir du nucléaire et voisin de la centrale, ne décolère pas. « Je l’ai appris il y a presque trois semaines. À la commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers [CDPENAF], on a découvert que l’État demandait de bloquer 120 hectares pour une zone d’activité pour EDF. Cela a été dit verbalement, sans que des documents soient montrés. Ce qui nous ennuie, c’est qu’une fois de plus EDF est au-dessus des lois. Parce que, depuis la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains [SRU], on ne peut plus geler des terres que pour un projet précis. » (…)

Des agriculteurs voisins de Saint-Laurent lourdement touchés

Du côté de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux, ce sont 116 hectares de terres qui sont convoitées par l’électricien sur la commune de Saint-Laurent-Nouan (Loir-et-Cher). Entre quatre et six agriculteurs pourraient être concernés si cette opération venait à se concrétiser. Florian Perrin, 22 ans, est installé depuis deux ans en polyculture et élevage sur 186 hectares de terres, qu’il loue à des membres de sa famille. EDF voudrait récupérer 56 hectares de son exploitation. « Cela représente entre un tiers et la moitié de ma surface de culture en céréales. Si je n’ai pas de terres équivalentes en échange, l’avenir de ma ferme est en péril », s’inquiète le jeune homme. Son cousin Benjamin Perrin, qui cultive en location 130 hectares de céréales, a également découvert qu’EDF souhaitait acquérir trente hectares de son exploitation. (…)

Près de Belleville, la mairie de Sury-sur-Léré ne décidera rien tant qu’EDF n’aura pas dévoilé ses desseins

Mais le territoire le plus touché est celui de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher), avec 140 hectares lorgnés par EDF. « À la suite de la révélation du projet de piscine d’entreposage centralisé, des élus ont été interviewés par la presse et on a appris que des tractations plus ou moins officielles étaient en cours pour une surface de 40 hectares, rapporte Catherine Fumé, du réseau Sortir du nucléaire du Cher. (…)

8 novembre 2018 / Émilie Massemin (Reporterre)

Pour lire l’article in  extenso : https://reporterre.net/Dans-le-Centre-EDF-cherche-mysterieusement-a-acheter-des-terrains 

LIRE AUSSI : hréseau sortir du nucléairettps://www.sortirdunucleaire.org/En-catimini-EDF-acquiert-des-terrains-pres-des (En catimini, EDF acquiert des terrains près des centrales pour continuer la fuite en avant dans le nucléaire ! Réseau Sortir du Nucléaire / Communiqué du 31 octobre 2018)

 

Nous voulons des Coquelicots ! Appel à la résistance pour l’interdiction de tous les pesticides

nous voulons des coquelicotsSOURCE : https://nousvoulonsdescoquelicots.org/a-vous-tous-amoureux-des-coquelicots/   (extraits)

En avant pour la grande aventure !

L’association Nous voulons des coquelicots a été créée à la fin de l’été 2018. Elle comprend une quinzaine de bénévoles, parmi lesquels une directrice de crèche (retraitée), des décorateurs, une étudiante, une céramiste, deux paysans, une enseignante, une psychanalyste, des membres d’ONG, deux journalistes. Elle a été portée sur les fonts baptismaux par Fabrice Nicolino et François Veillerette, qui signent en soutien un livre du même nom (Nous voulons des coquelicots) aux éditions Les Liens qui libèrent (LLL).

L’Appel des coquelicots n’est vieux que de quelques semaines, mais il a déjà germé dans plus de 500 villes et villages… Si les signataires actuels convainquaient chacun deux, trois ou cinq personnes, l’Appel prendrait aussitôt un envol irrésistible.

Allez-y maintenant, signez et faites signer aussi loin que votre regard porte. Votre plombier ? Évidemment. Votre pharmacien ? Évidemment. L’oncle que vous n’avez pas vu depuis 12 ans ? Évidemment. Votre mémé qui s’ennuie tant au fond de sa maison de retraite ? Évidemment.

Pour signer l’appel : https://nousvoulonsdescoquelicots.org/l-appel/

Appel pour l’interdiction de tous les

pesticides de synthèse

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes.

Pour signer cet appel : https://nousvoulonsdescoquelicots.org/l-appel/

Fréquence plus grande des oiseaux infectés par le virus Usutu cet été en Indre-et-Loire

Les oiseaux de nos contrées continuent à souffrir et à disparaître !

Le virus Usutu (USUV) est un virus aviaire d’origine africaine qui se transmet par l’intermédiaire de moustiques du genre Culex. Ce virus s’est propagé en Europe, sa présence a été confirmée en France depuis 2015. Les infections à virus Usutu ont un impact majeur (mortalité groupée et diminution possible de certaines espèces) sur l’avifaune sauvage ou captive (surtout le merle noir mais plus généralement les passereaux comme les étourneaux, geais, mésanges, grives, ainsi que MERLE NOIRles rapaces nocturnes comme les chouettes). (…)

Source : http://www.lpotouraine.fr/frequence-plus-grande-des-oiseaux-infectes-par-le-virus-usutu-cet-ete-en-indre-et-loire/  

 Cette année le virus a été plus précocement détecté et est plus largement répandu en France comparativement aux années précédentes. Entre le 31 juillet (date du 1er isolement) et le 27 août 2018, il a en effet été mis en évidence dans dix-sept départements dont l’Indre et Loire. L’espèce principalement touchée recensée par le réseau SAGIR (réseau de surveillance épidémiologique de la faune sauvage en France) est le merle noir. (Qui se fait effectivement très rare – NDLR) (…)

En savoir plus :

Office national de la chasse et de la faune sauvage – réseau SAGIR :
http://www.oncfs.gouv.fr/Reseau-SAGIR-ru105/Actualites-sanitaires-2018-ar1978

Plateforme Epidémiosurveillance Santé Animale :
https://www.plateforme-esa.fr/article/bilan-de-la-circulation-du-virus-usutu-en-france-au-27-aout-2018

 

 

Les risques majeurs à Montlouis

Vous trouverez ci-joint un article montrant que des risques existent à Montlouis-Sur-Loire (et ailleurs) : Quelles catastrophes menacent votre commune ?

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Résultats pour Montlouis-sur-Loire (37270)

10 643 habitants

· Inondation

· Mouvement de terrain

· Séisme (niveau 2)

Dernières catastrophes

  • 28/05/2016 : Inondations et coulées de boue
  • 01/04/2011 : Mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols
  • 01/04/2011 : Mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols
  • 31/05/2008 : Inondations, coulées de boue et mouvements de terrain
  • 31/01/2000 : Mouvements de terrain
  • 25/12/1999 : Inondations, coulées de boue et mouvements de terrain
  • 01/11/1997 : Mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols
  • 01/09/1996 : Mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols
  • 01/05/1993 : Mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols
  • 01/01/1992 : Mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse
  • 01/01/1991 : Mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse

Mesures mises en place par la commune

La commune ne dispose pas de Document d’information communal sur les risques majeurs (Dicrim) ni de Plan communal de sauvegarde (PCS)

Apparemment, la commune n’est pas bien armée pour résister ! Mais c’est évidemment à vérifier.

Jean-Louis Bargès

Compte-rendu de la soirée du mercredi 26 septembre

Voici ci-dessous le lien vers le compte-rendu de la soirée organisée mercredi 26 septembre par Changeons d’Ere, qui avait notamment pour objet de soutenir les 3 élus municipaux de la liste « A Montlouis changeons pour de bon »  et les  remercier de leur dévouement.

Delphine Heltai, secrétaire de Changeons d’Ere.

soirée Changeons d’Ere 26.09.18

Retour à Bondésir

En décembre dernier nous écrivions « Le site de Bondésir» à Montlouis était un des plus beaux paysages de Loire à l’est de Tours. Il a été massacrée sans ménagement et sans études et informations préalables.

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En effet, des travaux de déboisement, commandés par les services de l’État, ont été effectués dans le cadre de la gestion du risque inondation. Personne ne remet en cause le fait qu’il faille réaliser certaines coupes car la fermeture du lit majeur de la Loire est réellement problématique pour l’écoulement de l’eau.
Mais pour cela, de grands arbres ont été abattus pour rien au vu de leur implantation éloignée du fleuve. Il s’agissait seulement de récupérer une quantité suffisante de « bois énergie » pour rendre ce déboisement rentable pour l’entreprise qui a effectué les travaux.
Ce chantier n’a respecté ni la flore, ni la faune, ni les aménagements existants comme le sentier qui était accessible aux personnes à mobilité réduite ou mal-voyantes »

Ce que nous avons fait
– organisation d’un rassemblement sur le site, d’une réunion publique d’information, signature d’une pétition, réalisation de communiqués de presse et courriers à toutes les institutions concernées par ces travaux,
– recours gracieux auprès de préfet pour demander à l’État de mettre en œuvre des mesures compensatoires et dépôt d’une plainte contre X auprès du procureur de la république,

Ce que nous avons obtenu
– ce que nous déclarions en décembre 2016 c’est révélé exact : Bondésir était le premier chantier d’un projet concernant toute la vallée de la Loire. Le chantier suivant était prévu cette année sur les communes de Berthenay et de St Genouph … mais non réalisé suite à nos interventions auprès des services de l’État.
– l’évacuation du tas de bois déchiqueté entreposé près d’un captage d’eau potable de la commune de Montlouis.
– l’engagement d’un dessouchage de 4 hectares sur les 14 concernés par le déboisement afin de limiter la repousse des rejets et la réfection totale du sentier de découverte après les travaux.

Quel est l’état du site 10 mois après ces travaux ?
Comme cela avait déjà été observé sur d’autres opérations, le recépage des peupliers et des robiniers a provoqué une repousse très importante de ces derniers sous forme de multiples rameaux atteignant déjà en fin d’été des hauteurs de 2 à 3 m et densifiant ainsi l’occupation du lit. Quand sera-t-il dans quelques années ? Une partie du sentier disparaît déjà sous les rejets.
Des espaces restant ouverts entre ces repousses de peupliers ont été colonisé par l’ambroisie sur les zones basses sableuses avec un risque sur la santé pour les riverains.

Il nous semble urgent de réaliser un suivi scientifique et naturaliste du site pour en étudier les évolutions après ces travaux et réaliser les interventions nécessaires. Il est essentiel d’en tirer des enseignements pour mieux préparer les projets à venir.

Afin de partager un constat sur l’état du site et d’envisager les suites à donner aux actions que nous avons déjà réalisé, nous vous invitons à une visite du site accompagnée par des naturalistes:

le samedi 23 septembre 2017 à 10h00.

RDV sur le parking face au restaurant « la Cave »

70 quai Albert Baillet

Cette visite du site est organisée alors que l’entreprise va intervenir pour finaliser le déboisement de la « grande île »

Initiative organisée avec la participation de la Société d’Étude, de Protection et d’Aménagement de la Nature en Touraine (SEPANT)

Protégeons l’ile de «Bondésir» à Montlouis : un des plus beaux paysages de Loire à l’est de Tours massacré sans ménagement et sans études et informations préalables !

La pétition Protégeons l’ile de «Bondésir» à Montlouis : un des plus beaux paysages de Loire à l’est de Tours massacré sans ménagement et sans études et informations préalables ! est en ligne…

Vous pourrez aussi informer toutes les personnes au sujet de notre pétition en la divulguant sur des forums, des sites ou des blogs,, sur le même thème. Le succès de la pétition dépend d’une divulgation efficace.

Commencez tout de suite par envoyer un e-mail à vos contacts.:

Signer la pétition hébergée sur: http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2016N49242

 

Massacre à la tronçonneuse et Bulldozer sur l’île de Bondésir …. Pourquoi ?

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STOP au massacre d’un site naturel protégé à Montlouis sur Loire

L’association Changeons d’Ere a organisé un rassemblement ce samedi matin sur le site de l’île de Bondésir en bordure de Loire, à Montlouis sur Loire, pour protester contre les travaux de déboisement en cours sur ce site. En parallèle, elle a adressé une lettre ouverte au Préfet d’Indre et Loire, au Directeur Régional de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement, au Directeur Départemental des Territoires, et au Directeur du Conservatoire d’Espaces Naturels Centre Val de Loire. Une trentaine de personnes se sont retrouvées, la plupart habitant Montlouis, mais aussi des adhérent(e)s ou représentant(e)s de diverses associations telles que la SEPANT, la Maison de La Loire, la Ligue pour la Protection des Oiseaux.
Comme l’indiquent les panneaux à l’entrée, le site de Bondésir est un site naturel protégé. Il s’agit d’un site Natura 2000 et faisant l’objet d’un Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope.
A ce titre, il y est interdit de circuler en véhicule motorisé ou d’y cueillir quoi que ce soit.
Régulièrement, des contraventions sont dressées aux personnes qui ne le respectent pas.
Selon la plaquette du Conservatoire d’Espaces Naturels Centre Val de Loire, le val abrite plus de 600 espèces de plantes, 200 espèces d’oiseaux, 370 espèces d’insectes et 40 espèces de mammifères.
De nombreux habitants de Montlouis ainsi que les enfants des écoles de la commune, avaient pour habitude de se rendre sur cette île, souvent accompagnés par des animateurs de la Maison de la Loire, proche du site. Ils pouvaient ainsi observer le fleuve, les oiseaux qui s’y posaient et se réfugiaient dans les zones boisées et même découvrir l’habitat des castors (sans arbres, cela va leur compliquer la vie !).

Alors que font les bulldozers sur le site depuis 2 semaines ?

Un panneau d’information relatif aux travaux en cours précise qu’il s’agit de « travaux d’entretien des prairies alluviales du lit majeur de la Loire pour préserver la biodiversité floristique qui y est associé ».De grands arbres ont été abattus ou arrachés sans aucune précaution dont certains avaient plusieurs dizaines d’années, et sont ensuite réduits en copeaux en quelques minutes.
Le constat est que ce chantier ne respecte ni la flore, ni la faune, ni les aménagements existants comme le sentier qui était accessible aux personnes à mobilité réduite ou malvoyantes.
Aujourd’hui, à la place des sentiers, il y a de véritables routes et à la place des prairies et de la forêt alluviale, un terrain vague ! Certes, les sentiers seront sans doute remis en état, mais qui paiera ?
Au regard des informations disponibles sur le site, ces travaux s’effectuent dans le cadre de la gestion du risque inondation.
Les manifestant(e)s ne remettent pas en cause le fait qu’il faille effectuer certaines coupes. En effet, la fermeture du lit majeur de la Loire est réellement problématique pour l’écoulement de l’eau. Cette fermeture résulte d’ailleurs largement des activités humaines : extraction de sable, utilisation d’intrant dans le bassin versant…

C’est plutôt la façon dont sont réalisés les travaux qui pose problème. En effet, ces travaux ont été lancés sans aucune concertation ni information avec la population ou les associations. Comment espérer que la population adhère au futur plan de prévention du risque inondation si on ne prend pas le temps de lui expliquer et de l’informer sur le but de ce déboisement ?
Par ailleurs, l’utilisation de machines de gros gabarit a forcément un impact sur la faune et la flore et détruit les aménagements existants alors qu’il existe pourtant des techniques alternatives moins dévastatrices. A ceci, on peut ajouter un certain nombre de questions : quels moyens seront mis pour l’entretien courant à l’issue du chantier pour qu’il n’y ait pas le même type d’intervention dans 5 ans ?
Pourquoi raser tous les arbres sur la zone de broyage alors que ce n’est pas une zone d’écoulement des eaux ? N’y-a-t-il pas derrière la prétendue protection des populations des intérêts financiers juteux ? Quelle incidence aura l’écoulement des « jus » de copeaux stockés sur une période longue sur le site qui est aussi un site de captage des eaux utilisées dans les foyers montlouisiens ?
Nous demandons le respect des lois protégeant la faune et la flore de ce site (doit-on le rappeler, site classé), ce qui implique l’arrêt immédiat de ce chantier sous sa forme actuelle et la mise en place d’une véritable concertation permettant réellement la protection des populations et de l’environnement.
Dans l’immédiat, nous appelons les associations de protection de l’environnement et la population locale à se mobiliser sous toutes les formes possibles.

Le bureau de « Changeons d’ère »

Association « Changeons d’ère »
12, rue Madeleine VERNET
37270 MONTLOUIS

Deux nouveaux membres au conseil municipal

Le groupe « Montlouis changeons pour de bon » avait émis le souhait de faire « tourner » les colistiers durant le mandat. Julie Chovin-Rauflet et Fabrice Oré remplacent Céline Debourg et Jean-Claude Bragoulet que nous remercions chaleureusement pour leur dévouement.

Fabien Coste étant le troisième colistier siégeant au conseil municipal.

Julie Chovin-Rauflet

Julie Chovin-Rauflet

Fabrice Oré

Fabrice Oré