Le film raconte la courageuse initiative d’une municipalité du Gard, Barjac, qui décide de faire passer la cantine scolaire au bio en finançant le surcoût sur le budget de la commune. Conscient du danger sanitaire qui menace une population exposée aux 76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays, un maire décide de prendre le taureau par les cornes en donnant l’exemple d’une volonté politique sans faille.

Cinquante personnes participaient à la réunion, dont les représentants de plusieurs associations…Le débat qui a suivi le film a montré, grâce aux différents intervenants, que changer de mode de production agricole et de mode de consommation était une urgence absolue. Il est primordial de promouvoir par exemple le maraichage biologique de proximité, de créer des débouchés, de faire baisser les prix. Cela passe par l’engagement des collectivités locales, l’exemple qu’elles donnent, les terres qu’elles peuvent mettre à disposition des nouveaux maraichers, l’éducation qu’elles désirent donner aux jeunes au travers des cantines scolaires, le soutien qu’elles veulent apporter aux familles.

La CCET examine actuellement le cas d’un jeune maraîcher qui veut acquérir des terres (2,5 ha) à un prix abordable pour s'installer. Cette démarche doit constituer l’un des éléments fort de la politique foncière de la CCET. Parvenir au zéro pesticide, aller vers des circuits de distribution de proximité, vers la possibilité pour tous de se nourrir sainement, c’est une question de salubrité publique à laquelle il nous faut répondre immédiatement.