Actuellement, la surface cultivée en vigne à Montlouis est réduite (450 hectares seulement), mais les vignerons ont su donner, ces derniers temps, une excellente image des vins de Montlouis. Pour que se poursuive dans de bonnes conditions cette activité, il faut faire barrage aux promoteurs. C’est le but des mesures qui ont été prises concernant les zones agricoles protégées qui couvrent 300 hectares de terres vinicoles. Une mesure incontestablement positive.

Mais il faut aller plus loin pour arrêter la disparition progressive du vignoble dans les secteurs non protégés. Les mesures prises doivent aller au-delà des limites de Montlouis. L’AOC, c’est en effet aujourd’hui 1200 ha classés. Il faut travailler ce sujet avec Lussault et St Martin le Beau.

La création de la Zone d’Activité Viticole est aussi une initiative intéressante. Mais elle ne correspond pas aux besoins réels et aux exigences de respect de l’environnement à Montlouis. Le site prévu pour l'implantation de la ZAV est une zone boisée et classée et une zone de landes. C'est donc un poumon de notre commune. Cette zone est par ailleurs riche sur le plan environnemental puisqu'elle héberge probablement des espèces protégées et qu'elle est un lieu de reproduction de nombreuses espèces animales et végétales. C'est également une réserve de chasse et un lieu très apprécié des riverains pour les promenades.

Le projet de 17 ha est surdimensionné puisque selon les propos du Maire (réunion publique sur le PLU du 10 novembre dernier), il y aurait un seul vigneron intéressé par ce projet. Les viticulteurs s'orientent vers l'amélioration de leurs installations existantes plutôt que vers une installation sur la ZAV. Ceci tient notamment à des aspects pratiques et économiques. Ce projet ignore que le développement durable est devenu une préoccupation citoyenne majeure et laisse de côté les décisions du Grenelle de l'Environnement. Ces choix apparaissent également en complète contradiction avec l'opération de communication que la municipalité a faite à l'été 2009 pour la mise en place de l'Agenda 21. Devant tous ces éléments, je souhaite que la Municipalité engage une vraie concertation avec l'ensemble des viticulteurs et plus largement des citoyens pour déterminer l'utilité d'une telle ZAV et revoir son implantation ailleurs que dans cet espace naturel.