Pour appuyer ces constatations, on peut citer l’adjoint chargé de l’urbanisme qui, dans la NR du 2 décembre 2009 déclarait (alors que le tribunal administratif avait annulé le PLU élaboré en 2006) : « notre politique et notre réflexion sur le développement de la ville n’ont pas changé, le PLU et le PADD (projet d'Aménagement et de Développement Durable) n’ont pas à être remis en cause »… Aprés ça, essayer de participer de quelque manière que ce soit à une autre vision de l’avenir de Montlouis a peu de chance d’aboutir.

Nous aurions préféré qu’on réunisse les citoyens par quartier (les quartiers sont une réalité à Montlouis), avec comme objectif, la prise en compte des besoins réellement exprimés. Il aurait fallu que, bien au-delà des adaptations « à la marge » imposées par « l’évolution des réglementations », on se demande comment aller au-delà en prenant en compte une approche environnementale globale, en organisant le PLU tout entier autour de politiques aptes à servir d’exemple dans le domaine de la prévention des risques environnementaux et de la protection des espaces naturels et agricoles. Au contraire, la ZAC des « hauts de Montlouis » et ses 760 logements sur 36 hectares ainsi que la Zone d'Ativités Viticoles démesurée prévue sur un espace naturel remarquable, sont confirmées comme des projets indispensables et remarquables. Mais il est vrai que ces jours-ci, les « climato-sceptiques » reviennent en force et que les « écolos-bobos » sont désignés comme des passéistes par la majorité municipale. Alors que c'est son approche fondée sur l’expansion permanente de la ville qui est complètement dépassée.