Loire : une contamination radioactive « anormalement élevée » mesurée à Saumur (NR du 19/06/2019)

Un niveau « anormalement élevé » d’hydrogène radioactif a été mesuré à Saumur par l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest. En amont se trouvent les centrales de Chinon, Civaux, Saint-Laurent, Belleville et Dampierre.

1A centrale Chinon(…) Le collectif Loire Vienne Zéro Nucléaire et l’ACRO alertent les autorités et demandent une enquête pour déterminer l’origine de cette valeur exceptionnelle », ajoutent les associations.

(…) Sur la Loire, « le tritium est présent sur près de 400 km, entre Dampierre-en-Burly et Nantes », ajoute l’ACRO dans son rapport d’analyse de prélèvements effectués de décembre 2017 à mai 2019.

(…) Interrogé par l’AFP sur l’étude de l’ACRO, le service de communication de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a répondu que le gendarme du nucléaire « mènera des investigations pour trouver l’origine de ce taux détecté » à Saumur et qu’il « réexaminera les registres mensuels des rejets des centrales de la région concernée ». Mais « il n’y a pas de risque pour l’environnement ni pour le public », a assuré l’ASN.

Dans un rapport demandé par l’Association nationale des commissions locales d’information nucléaire, un scientifique du CNRS concluait en 2010 à une « sous-estimation » par « les instances de radioprotection » de « la toxicité » du tritium, seul radioélément dont les rejets autorisés augmentent en France. Par ailleurs « le manque de données » sur des « effets cancérogènes du tritium (…) est flagrant », selon ce rapport.

Lire l’article complet : https://www.lanouvellerepublique.fr/a-la-une/loire-une-contamination-radioactive-anormalement-elevee-mesuree-a-saumur?

Lire aussi : Qu’est-ce que le tritium ? Documents (https://www.sortirdunucleaire.org/Tritium-Danger)

L’industrie nucléaire a longtemps considéré cet élément radioactif comme inoffensif, mais des études récentes montrent que la toxicité du tritium a été sous-évaluée, notamment quand il est absorbé par l’organisme. Il pénètre alors dans l’ADN des cellules.

Lire Le livre blanc du Tritium

 

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