Un havre de biodiversité détruit aux portes de Tours

Avis favorable: c’est la conclusion rendue fin août 2014 par le commissaire enquêteur dans son rapport relatif au projet de création d’un parc photovoltaïque sur la commune de Larçay.
Dans un communiqué commun, la Ligue de Protection des Oiseaux de Touraine (LPO) et la Société d’Étude, de Protection et d’Aménagement de la Nature en Touraine (SEPANT) s’inquiètent des conséquences de cette décision.

Centrale solaire photovoltaïque des Mées

En effet, les Landes de Larçay, site d’exception abritant de nombreuses espèces protégées, sont menacées de destruction par la création de cette centrale photovoltaïque. En dépit de la faiblesse des études d’impact réalisées, les associations naturalistes n’ont pas été entendues et se mobilisent aujourd’hui pour la sauvegarde d’un des espaces naturels les plus riches de l’agglomération de Tours.
Situées au sud-est de Tours, la lande et la pelouse arborée du « Champ de manœuvres de Larçay » s’étendent sur environ 33 hectares,entre la LGV, la Forêt de Larçay et le Bois des Hâtes. Cette décision de création d’une centrale photovoltaïque menace la biodiversité du site.

Les associations naturalistes ne sont pas opposées à l’implantation de centrales photovoltaïques sur des terrains « artificialisés » : toits d’immeubles, parkings, friches industrielles. Il en est autrement lorsqu’il s’agit de zones naturelles comme les Landes de Larçay.
Ces Landes, reconnues comme un noyau de forte biodiversité de la Trame verte et bleue mise en place à la suite du Grenelle de l’Environnement pour identifier les espaces naturels et les liaisons entre eux, abritent une faune et une flore remarquables.
L’année dernière, lors d’un inventaire automnal de la biodiversité, plusieurs découvertes et redécouvertes majeures pour le département ont eu lieu :
– tout près du site convoité, prenait place une importante population de gentiane pneumonanthe, plante protégée au niveau régional, présente dans seulement une vingtaine de communes en Touraine,
– découverte encore plus intéressante, sur cette plante se trouvaient les œufs d’un des papillons les plus rares de France, protégé au niveau européen : l’azuré des mouillères. La présence de ce papillon est un fait exceptionnel. Très exigeant, il pond ses œufs uniquement sur cette gentiane, menacée du fait de la disparition des landes et de la zone humide sur lesquelles il se développe,
– de très nombreuses espèces protégées ont été à nouveau recensées sur ces lieux ou à proximité durant les cinq dernières années. Citons de nombreux batraciens et reptiles, des oiseaux comme l’engoulevent d’Europe ou la fauvette pitchou qui viennent s’y nourrir, plusieurs plantes dont une petite fougère discrète appelée pilulaire,
– mais surtout, plusieurs espèces rares et protégées au niveau européen comme la pie grièche écorcheur, l’œdicnème criard, le triton crêté ou encore l’agrion de Mercure, une petite libellule ou «demoiselle»

Alors que la biodiversité est déjà largement menacée, plutôt que de détruire des espaces naturels protégés, pourquoi ne pas se tourner vers d’autres possibilités comme l’installation de toitures photovoltaïques sur le toit de magasins, d’entreprises publiques ou privées, d’entrepôts …. C’est un exemple dont pourraient s’inspirer les collectivités publiques.

Or malgré les réserves de l’Autorité environnementale, et les dépositions faites par les associations naturalistes lors de l’enquête publique précédant la délivrance du permis de construire, qui dénonçaient de nombreuses erreurs et omissions, le promoteur du projet a totalement négligé dans ses réponses les objections présentées pour la défense du site naturel de la lande et de la pelouse de Larçay. Une demande d’entrevue des associations auprès du Préfet d’Indre et Loire est restée à ce jour sans réponse.

Pétition : La Lande de Larçay, un site naturel menacé

 Vidéo supprimée par la Nouvelle République…
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Ça chauffe pour la planète !

La Région Centre-Val de Loire s’engage dans la préparation de la « COP 21 »

A deux mois de l’ouverture de la Conférence de PARIS sur le climat (COP 21 du 30 novembre au 15 décembre), comment va notre planète ?

Réchauffement climatique, érosion de la biodiversité, pertes de nutriments dans les sols agricoles … de nombreux scientifiques s’interrogent pour savoir jusqu’à quel point l’homme peut modifier son environnement sans que le « système terre » bascule dans un état bien moins favorable au développement des sociétés humaines.
A titre d’exemple, un tiers des réserves de pétrole, la moitié de celles de gaz et plus de 80 % de celles de charbon devraient rester inexploitées si l’on veut éviter une surchauffe de la planète et ses incidences irréversibles sur le climat.
Ainsi, l’estimation des réserves d’énergies fossiles du globe représente un stock de CO² prés de trois fois supérieur aux émissions tolérables.

Malgré les avertissements du monde scientifique et faute d’une vision commune tournée vers les énergies renouvelables, nos politiques sont toujours prompts à recouvrir à de nouvelles énergies fossiles sous la pressions des lobbies industriels et financiers.
Ainsi, le gouvernement norvégien vient de demander à son institut polaire de mettre à jour ses calculs sur les contours de la banquise en mer de Barents. Cette demande n’est pas faite dans le but d’en assurer la préservation mais d’ouvrir les zones libérées par la
fonte de la banquise aux explorations des compagnies pétrolières. Dans un même temps, le 11 mai dernier, le gouvernement américain a autorisé le groupe pétrolier SHELL à réaliser des forages de pétrole et de gaz dans l’océan Arctique. Et que dire des pays de plus en plus nombreux qui exploitent les gaz de schiste et les sables bitumineux.

A l’évidence, sans la pression et l’intervention massive des citoyens et des associations œuvrant pour un développement durable, on peut craindre que les conclusions de la COP 21 soient bien en dessous de l’urgence climatique.

Paris Conférence Climat 2015

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La France va accueillir et présider la vingt-et-unième Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques de 2015 (COP21/CMP11), aussi appelée « Paris 2015 » du 30 novembre au 11 décembre 2015. C’est une échéance cruciale, puisqu’elle doit aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C. La France va donc jouer un rôle de premier ordre sur le plan international, pour rapprocher les points de vue et faciliter la recherche d’un consensus des Nations unies, et aussi au sein de l’Union européenne, qui occupe une place importante dans les négociations sur le climat.

Lien : http://www.cop21.gouv.fr/fr

Jardins partagés

Lors de notre soirée du 10 octobre dernier, nous avons mis en débat la possibilité de réaliser des (ou un) jardins partagés sur Montlouis.
Afin de vérifier la faisabilité de cette proposition notamment au regard du nombre de personnes qui pourrait s’engager, je vous propose de venir en débattre le :

Mercredi 15 avril à 20h30,
salle Nelson MANDELA
au Service Municipal de l’Emploi et des Solidarités (SMES)
1 bis rue de Boisdenier  Montlouis-sur-Loire

A bientôt
JC LAULANIÉ

10 octobre, soirée festive et citoyenne

CHANGEONS D’ÈRE vous invite à participer à une soirée festive et citoyenne

Première partie dés 19h avec un apéro offert

19h30 autour de trois ateliers-débat:

– à l’ATTAC de TAFTA ! le projet d’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis, – rejouer le conseil municipal … avec une bonne dose de démocratie participative, – jardins partagés : pourquoi pas à Montlouis ? 3,2,1 partez !

repas partagé tiré du sac amené par les participants autour d’échanges avec des associations citoyennes engagées (Colibris, Sortir du nucléaire, Habitat partagé, ….)

Concert du groupe Les SOUL GOSSES

Rendez vous le vendredi 10 octobre 2014 dès 19h salle des fêtes du Saule Michaud à Montlouis

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Schéma de Cohérence territoriale : il faut aller plus loin

Tout d’abord nous nous félicitons d’avoir pu disposer de davantage de temps pour prendre connaissance de l’ensemble des documents constitutifs du SCoT sur lequel nous allons devoir émettre un avis. Nous sommes persuadés que ce temps supplémentaire aura été profitable à tous ! Sur l’élaboration du document lui-même, le rapport de présentation (1/6 pages 5 à 7) fait l’éloge d’une démarche partenariale, voire itérative mais on ne voit pas bien comment la population a été associée à la réflexion sur les enjeux et à la construction du projet. D’ailleurs, force est de constater que pendant la phase de définition de la stratégie la population n’a pas répondu présente malgré l’exposition itinérante et les réunions publiques puisque 200 personnes seulement sur un territoire qui en compte plus de 350 000 ont pu bénéficier de la présentation de ce projet de territoire. Le bureau du SMAT qui nous est présenté comme la cheville ouvrière du processus d’élaboration du SCoT est certes constitué d’hommes politiques ayant pour certains une longue expérience de la vie publique mais on ne peut pas dire qu’il représente la population du territoire : pas une femme, pas un représentant de la diversité, pas un représentant des mouvements écologistes.Pour réussir la démocratie participative il va falloir changer de logiciel.

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